Eurovision 2019. Mes favoris pour la finale… et les vôtres

La fin du marathon de l’Eurovision édition 2019 arrive à grands pas. Allez, c’est l’heure des traditionnels pronostics avant la finale de ce samedi…

Plus que quelques heures avant la fin de la saison 2019 de l’Eurovision, suivie naturellement de la saison 2019 de la dépression post-Eurovision 2019 puis six mois avant que le Festivali i Kengës 2019 reprenne ses droits. La vie est belle !

Après deux demi-finales une nouvelle fois fort inégales, je qualifierai le cru 2019 de cette finale avec l’une de mes (lamentables) formules préférées à l’oral : « bien, mais pas top ». Si, côté demi-finalistes, je ne regrette grosso modo que le Portugal, c’est surtout au niveau des précédentes finales nationales que bien des pays ont fait n’importe quoi.

Tout d’abord, l’ordre de passage de cette finale de l’Eurovision 2019 de ce samedi :

  1. Malte
  2. Albanie
  3. République Tchèque
  4. Allemagne
  5. Russie
  6. Danemark
  7. Saint-Marin
  8. Macédoine du Nord
  9. Suède
  10. Slovénie
  11. Chypre
  12. Pays-Bas
  13. Grèce
  14. Israël
  15. Norvège
  16. Royaume-Uni
  17. Islande
  18. Estonie
  19. Biélorussie
  20. Azerbaïdjan
  21. France
  22. Italie
  23. Serbie
  24. Suisse
  25. Australie
  26. Espagne

Et les 26 chansons en question, pour les retardataires, s’écoutent genre ci-dessous, suivant les deux demi-finales de mardi et jeudi :

Maintenant, passons aux choses sérieuses avec mes pronostics : pour rappel, l’année dernière, j’étais mauvais. Pronostics faits à 21 heures en ce vendredi, 24 heures avant la finale. Entre parenthèses, les avis des bookmakers arrêtés eux aussi 24 heures avant la minute M.

26. Israël (odds: 25). Oui, un pays vainqueur une année et dernier la suivante. Oui, c’était déjà le cas pour le Portugal l’année dernière mais contrairement à « O Jardim », « Home » de Kobi Marimi mérite cette dernière place. Certes, il chante bien. Mais le croate Roko aussi, et ses anges et ailes franchement pompier ne l’ont pas sauvé de l’élimination en demi-finale. « Home », ballade sirupeuse et soporifique, construite pour être à peine passable et suffisamment mauvaise pour être certain qu’Israël ne gagne pas une deuxième fois de suite comme en 1978 et 1979, est à mon goût mauvaise. Et puis, ce clip, sérieusement…

25. Allemagne (odds: 26). Michael Schulte était donc bien une exception. Quatrième l’année dernière avec « You Let Me Walk Alone », l’Allemagne refait n’importe quoi comme en 2017, 2016 et 2015 et mérite à mon sens une (nouvelle) place calamiteuse – et j’ai hésité avec Israël pour la place de la lose pour cet Eurovision 2019. La chanson est plus que moyenne, le staging est tout à fait inintéressant et l’ordre de passage dégueulasse. Gâchis total quand on a Aly Ryan, Lilly Among Clouds et Makeda à disposition en finale nationale…

24. Danemark (odds: 16). C’est cute, très cute, très saccharose, mais genre dix fois plus que la Lituanie de l’année dernière. « Love is Forever » a beau contenir des mots d’allemand, de danois et de français en plus de l’anglais, cela ne rend pas sa chanson plus écoutable plus d’une fois pour autant. Leonora est par ailleurs assez inégale en live, le staging est un peu crétin et passer entre la redoutable (mais dispensable) Russie et la joke saint-marinaise n’est pas à son avantage.

23. Saint-Marin (odds: 24). Parlons-en, tiens, de la principauté. Qualifié surprise pour la finale malgré ses vocalises on ne peut plus douloureuses pour les oreilles, Serhat a de quoi corriger un peu le tir (peut-il faire pire ?) et permettre à la Sérénissime d’obtenir son meilleur résultat historique. Pas pour autant que la chanson soit bonne pour autant – et pas pour autant que l’affront « Out of the Twilight » de 2018 soit effacé.

22. Royaume-Uni (odds: 19). La BBC continue de faire n’importe quoi en envoyant en sélection nationale – puis, donc, en finale de l’Eurovision – des titres poussiéreux que renierait un Robbie Williams bourré au milieu des années 2000. (Bon, cette année, il y avait « Sweet Lies » de Kerrie-Anne, mais les Britanniques ont encore fait une boulette.) Michael Rice sait faire deux choses : chanter et avoir des mouvements saccadés quand il s’exprime. Ne manquait plus qu’un troisième atout pour avoir une meilleure place : savoir sauver des chansons d’une grande platitude. Enfin, même Loreen n’aurait pu sauver cet insipide « Bigger Than Us »…

21. Slovénie (odds: 20). Si ce titre éthéré avait fut un temps des chances de top 10, « Sebi » reste toutefois un titre soporifique interprété par un couple qui donne envie de prendre une pause pipi. Sans compter leur comportement déplorable durant la conférence de presse de demi-finale… Dommage, le package aurait pu être meilleur. Ou alors Raiven aurait pu balancer son « KAOS »…

20. Biélorussie (odds: 21). Chanson plate, paroles affligeantes, mais rythme entêtant et interprète de 16 ans on ne peut plus professionnelle. On souhaite à Zena de retenter sa chance dans quelques années avec un titre moins teen-stéréotypé bloqué dans les années 2000, mais son talent et sa belle énergie sont assez indéniables.

19. Estonie (odds: 22). La « Storm » de Victor Crone aurait pu être une vraie tempête, le souvenir d’Avicii dont ce titre est on ne peut plus inspiré restant présent. Mais la voix de Crone (passable en demi-finale, calamiteuse en général en live) et le staging qui donne envie de bailler (un comble !) écartent d’emblée toute chance de top 10 à l’Eurovision 2019. Et c’est dommage.

18. Albanie (odds: 23). Parlons de voix car dès qu’on entre sur ce terrain, l’Albanie débarque en mode bulldozer. Son « Kthëju Tokës » est limite caricatural tellement tout transpire l’Albanie dans cette proposition pour l’Eurovision 2019. Mais Jonida Maliqi la transporte, la surélève dans les cieux de Peshkopi. Mais elle ne peut rien faire sur un staging pas mauvais mais inégal – sans oublier les flammes qui lui mangent littéralement le visage sur la fin en plein écran…

17. Malte (odds: 11). Je crains le pire pour le « Chameleon » de Michela, candidate au top 10. Et pour cause : en étant désignée pour passer en première position de la finale, je pense qu’elle a ENCORE été défoncée par le télévote – comme l’avait injustement été le « Taboo » de Christabelle de l’année dernière. Mais j’espère me tromper, car elle est dans mon top 10 !

16. Chypre (odds: 14). Sur le papier, le « Replay » de Tamta aurait dû finir plus haut, même avec un (à mon sens léger) impact « copier-coller de Fuego ». Mais la performance montrée en demi-finale m’inquiète un peu plus sur ses chances de choper un top 10. Et ce, évidemment, que l’autre proposition CTRL-C CTRL-V de « Fuego » de 2019, j’ai bien sûr nommé la Suisse, a au contraire on ne peut plus assuré…

15. Espagne (odds: 12). Une chanson feel-good pour conclure ce show ? L’Espagne a tiré le gros lot avec un « La Venda » que je n’ai honnêtement jamais apprécié, au contraire des danseurs de Miki Nuñez (lui-même n’est pas mal aussi, hein). C’est presqu’autant espagnol que « Kthëju Tokës » est albanais, c’est dansant, mais ça reste toutefois assez platte. Le staging montré jusqu’à présent a l’air aussi coloré que bordélique, hispanisant d’autant plus ce titre en hommage à Desigual…

14. France (odds: 9). Compliqué de positionner la France dans cet ensemble car des intuitions contradictoires se percutent. Chanson moyenne (mais léger revamp en mode épique plutôt bénéfique), chanteur vocalement limité (mais qui fait de mieux en mieux le job), staging plutôt fin (mais message limite aussi victimisant que la Macédoine du Nord, j’en reparle bientôt)… J’ai envie d’espérer un peu mieux pour Bilal Hassani mais si ses mentors ont fini 13e l’année dernière (et je ne m’en remets pas vraiment), il est honnêtement hors de question qu’il obtienne une meilleure place que Madame Monsieur. Je ne cracherai pas sur un top 10 mais au-delà, nope.

13. Macédoine du Nord (odds: 13). Ravi de revoir Skopje en finale après six éliminations consécutives en demi-finale. Mais, je persiste, même avec sa voix faiblarde, son staging loupé et son cut final fait à la truelle, Jana Burceska et son « Dance Alone » méritaient beaucoup, beaucoup mieux en 2017. C’est tout le contraire pour Tamara Todevska : sa voix est superbe, le staging est malin, mais sa chanson me laisse perplexe – et son message féministe est ici traité d’une manière limite culpabilisante. Pour parler de différence et de fierté, et l’auteur-de-ces-lignes pige on ne peut mieux ce que cela signifie, je trouve préférable de le faire avec beauté et délicatesse. Pas avec des gros sabots pointure 68. Même pas à l’Eurovision !

12. République Tchèque (odds: 17). J’ai longtemps cru que « Friend of a Friend » allait être choisi en titre d’ouverture – et j’aurais bien aimé intervertir sa troisième place avec Malte. J’aurais alors interverti leurs classements respectifs à l’Eurovision 2019 : Lake Malawi a un staging dynamique, un titre ultra-feel-good, le tout est aérien, mais reste quand même très lisse. Et non, je ne me remets pas que Prague les ai privilégiés à Barbora Mochowa.

11. Serbie (odds: 18). On a tendance à sous-estimer depuis quelques années la puissance des typico-ballades balkaniques, alors qu’on en faisait dix fois trop il y a dix ans sur le même créneau. C’est dommage, car si « Kruna » ne réinvente point le genre, ce titre reste d’une belle qualité. Et, surtout, la voix de Nevena Bozovic défonce fenêtres, arbustes et chemins de traverse.

10. Grèce (odds: 15). Après le traumatisme « Oneiro Mou » de l’année dernière, la Grèce revient en finale avec une proposition plastique mais esthétique. « Better Love » signe le retour d’Athènes aux (bonnes) affaires de l’Eurovision, après plusieurs années de disette : Katerine Duska a la voix distinctive, la délicatesse princière, un staging à disposition on ne peut plus fleuri. Je lui aurai presque filé un spot de plus because elle vient de Montréal, mais, well, cela risque d’être compliqué. Because…

09. Russie (odds: 7). Si j’avais à peu près compris pourquoi bien des aficionados étaient surpris de la défaite de Sergey Lazarev en 2016 (honnêtement, je l’aurai mis non pas premier mais cinquième derrière la Bulgarie et la France, mais passons), en 2019, je ne pige pas pourquoi ils se lamentent ENCORE sur son sujet. Le cinquième rang de l’ordre de passage, en 2018, a porté chance à l’Autriche, troisième tout à fait inattendue en finale. Ce cinquième rang, non, n’est donc pas si mauvais… mais cette chanson, franchement, si. Le staging est 20 fois moins impressionnant qu’il y a trois ans et, en demi-finale, même la voix de Lazarev présentait des faiblesses. Ce dernier corrigera ce point en finale, mais le reste ne pourra être sauvé. S’il n’en tenait qu’à moi, la Russie ne figurerait même pas dans le top 15, mais bon…

08. Azerbaïdjan (odds: 8). Un des choix les plus culottés de l’Azerbaïdjan à l’Eurovision, qui a dans sa courte histoire envoyé un grand nombre de propositions tout à fait plastiques. « Truth » est un bon titre, Chingiz Mustafayev est un bon chanteur, son falsetto est surprenant et le staging tout à fait correct. Le problème ? Un temps annoncé comme révolutionnaire, ce dernier point est en fait assez plat, ces robots lui dessinant un cœur sur le torse étant presque aussi inutiles que ceux de Saint-Marin en 2018. Si Chingiz finit en-dehors du top 10 (ce n’est pas impossible), il pourra se consoler en composant mon numéro de téléphone, pas très dur de le trouver, la job oblige. Et même s’il finit dans le top 10, mon numéro n’aura pas changé d’ici là.

07. Suisse (odds: 4). Un temps craint comme étant le flop surprise de cette pré-saison eurovisionnesque, « You Got Me » de Luca Hänni a regagné en hype et solidité dans la dernière ligne droite. Cet autre copié-collé de « Fuego » est bien plus efficace que « Replay », la chorégraphie est slick et Hänni combine bien chant et danse, bien mieux qu’on aurait en tout cas pu le craindre. Par contre, et c’est applicable à pas mal de monde, il faut arrêter avec Sacha Jean-Baptiste. « Fuego » était bien sa dernière idée « originale » de staging à l’Eurovision.

06. Norvège (odds: 10). De l’europop totalement camp, oui, mais de la bonne ! KEiiNO mélange ici pop lorgnant ouvertement du côté de l’euro-dance, message semi-mystique et joik en sami dans un mélange franchement bon – un point qui n’est pas acquis pour une chanson enchaînant les harmonies en duo voire trio. Décoincera facilement la soirée entre Israël et le Royaume-Uni, deux des propositions les plus estie d’platte de l’année.

05. Suède (odds: 3). La Suède propose donc une suédoiserie complète dans un concours de l’Eurovision organisé as usual par un Suédois (le sieur Bjorkman) qui aura filé un bon spot de passage à la Suède, ai-je précisé qu’on parlait de la Suède ? Contrairement à Frans et Robin Bengtsson, cette cinquième place serait par contre méritée pour John Lundvik et ses choristes, qui envoient vocalement du lourd. Attention : la voix de Lundvik était bien moins bonne que d’habitude en demi-finale…

04. Italie (odds: 5). La lutte pour la deuxième place de cet Eurovision 2019 s’avère particulièrement serrée cette année entre la Suède, l’Italie et les deux propositions qui vont suivre – on se demande bien qui ai-je placé en premier. (Non, ce n’est pas Maruv, même si…) L’Italie propose une nouvelle fois un titre de très grande qualité, avec un compositeur-interprète qui a rassuré sur sa présence scénique ces derniers jours. Alors, pourquoi « seulement » quatrième ? Parce que le podium vient d’une autre planète. Ou, plus précisément, de trois autres galaxies.

03. Australie (odds: 2). Quand je pense que certains observateurs ont vraiment cru que « Zero Gravity » pouvait être éliminé en demi-finale… et il leur aura fallu d’un staging complètement barré (réalité virtuelle, chanteuse et danseuses sur des perches mouvantes…) pour les convaincre du contraire. C’est con, parce que « Zero Gravity » a toujours été une chanson barrée mais, surtout, très bonne. Kate Miller-Heidke est une professionnelle aguerrie qui a prouvé que faire des vocalises par quatre mètres de haut en suspension dans le vide était dans ses cordes. Elina Netsajeva aurait-elle pu ?

02. Islande (odds: 8). Mes vainqueurs de coeur – ou plutôt mes co-vainqueurs. Mes dauphins de raison, sans hésitation. Hatari est devenu mon nouveau groupe chouchou d’Islande en l’espace de six mois – et, pourtant, j’en avais déjà une tripotée dans l’oreille. Mélanger du BDSM, le budget fumigènes équivalent au PIB du Burundi (et donc équivalent à celui d’une minute de concert de Rammstein), de la dark synth-pop pas si éloignée de Nitzer Ebb (et non, ce n’est pas de la « techno », bordel), une présence scénique de fou et un staging que j’adore sous plusieurs dimensions, bref, tous ces critères feraient de l’Islande un superbe vainqueur de l’Eurovision. Mais qui, cette année, finira deuxième au mieux.

01. Pays-Bas (odds: 1). Sérieusement, Duncan Laurence ? Tu vas enfin combler un de mes vieux rêves perdus dans une poussière mal récurée en faisant gagner un piano-voix (partiel) à l’Eurovision et… tu ramènes ce piano semi-électrique plutôt que le Steinway & Sons qui s’imposait ? J’ai limite envie d’écrire quarante-douze points d’interrogation supplémentaires, mais qu’importe. Depuis sa sortie, tout le monde sait qu’ « Arcade » va gagner l’Eurovision. Tout le monde sait que ce titre le mérite. Because la mélodie. Because l’histoire derrière ces paroles. Le staging, un temps, fut la cause potentielle de sa déchéance, mais la demi-finale a rassuré tout le monde. (Par contre, Amsterdam et La Haye, pour vous être positionnées aussi tôt sur l’organisation du concours en 2020 genre deux mois avant la finale de l’Eurovision 2019, vous méritez juste qu’Enschede ou Heerenveen récupèrent la mise.) (Il y a un rapport méconnu entre Enschede et l’Eurovision. Si tu le piges, tu es un bon.)

 

PRIX ANNEXES

 

Prix Barbara Dex pour l’Eurovision 2019 de l’artiste le ou la plus mal habillé(e) :

05. Tamara Todevska (Macédoine du Nord). Cette robe, en fait, non. J’ai pas trouvé meilleure photo.

04. Tamta (Chypre). Reviens prendre des leçons de look BDSM auprès de l’Islande plutôt que de porter une tenue aussi cheap.

03. Sebastian Rejman (Finlande). Les joots, mélange de jeans et boots, donc. Une question : juste, pourquoi ?

02. Anna Odobescu (Moldavie). Ce n’est plus une robe de mariage, c’est une guimauve vite fait arrangée pour faire croire à un gâteau trop calorique. Bon, sur Odobescu, ça le fait genre presque. Mais l’illusion ne dure pas longtemps…

01. Roko Blazevic (Croatie). Y a-t-il vraiment besoin d’en rajouter ?

 

(Mentions honorables au Belge Eliot et sa veste de parachutiste douze fois trop grande, aux Polonaises Tulia qui ont vraiment mis beaucoup, beaucoup, beaucoup trop mélangé de couleurs pour leurs tenues traditionnelles, à la Biélorusse Zena et l’Arménienne Srbuk pour leurs bottes discutables et, ça m’ennuie un peu plus, au Portugais Conan Osiris. Ce vert, franchement, nope all the way long. Le blanc au FdC était plus seyant.)

 

Eurovision 2019 Next Model :

05. Sergey Lazarev (Russie). Un grand classique, mais qui ne se démode guère. Too much pour moi, mais qui se ramène sans problème à la maison.

04. Rizo Feratovic (Monténégro). Trop hétéro et jeune pour ma pomme, mais quand même. Seul point d’intérêt de l’ensemble de la proposition monténégrine de cette année à l’Eurovision 2019.

03. Duncan Laurence (Pays-Bas). Tu aurais fini deuxième en ramenant un Steinway & Sons à Tel-Aviv. (Oui, je suis un garçon obsessionnel.)

02. Mahmood (Italie). Un genre à lui tout seul.

01. Chingiz Mustafayev (Azerbaïdjan). Y a-t-il vraiment besoin d’en rajouter ?

(Mentions spéciales au Suisse Luca Hänni, au Norvégien Tom Hugo – quand il ne tente pas le coup des cheveux mi-longs comme dans « Spirit of the Sky », mais pourquoi cette joke capillaire ?! -, à l’Espagnol Miki Nuñez, au Lituanien Jurij Veklenko – mais j’espère quand même que Monika Marija te torturera à coups de ballerines – et au Finlandais Sebastian Rejman, même si son chausseur est visiblement en burn-out.)

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.