TOP ALBUM 2016. Les 50 meilleurs albums de l’année 2016 (rangs 20 à 11)

Poursuite du traditionnel classement de fin d’année récapitulant les meilleurs albums nous ayant fait l’honneur d’être proposés à nos oreilles en 2016. Aujourd’hui, place à ceux classés entre la 20e et la 11e place.

Attends deux secondes ! Tu connais déjà les albums classés de la 50e à la 41e place ?

Et ceux entre la 40e et la 31e place ?

Et ceux entre la 30e et la 21e place ?

Bon, let’s go.

20. Peter Broderick – Partners (Erased Tapes)

Si la discographie de Peter Broderick, membre originel de l’écurie Erased Tapes, s’était quelque peu affadie ces dernières années (« http://www.itstartshear.com » datant de 2012), « Partners » a les allures et atours d’un accomplissement. Le modern classical minimal de ses débuts trouve enfin une harmonie avec ses origines folk parfois teintées d’americana, ici pointé de réels morceaux de bravoure comme « Carried ».

Tracklisting:

  1. Partners 02:15
  2. In A Landscape 10:25
  3. Carried 06:20
  4. Under The Bridge 04:09
  5. Conspiraling 04:54
  6. Up Niek Mountain 06:23
  7. Sometimes 05:50

Se procurer « Partners » >> http://bit.ly/GP-20-Partners

19. BT – _ (Black Hole)

Le producteur américain Brian Transeau alias BT ne sera probablement pas récompensé à sa juste valeur pour son pantagruélique album… sans titre. Mégalomane et international, cet opus s’articule autour de trois monologues glitch/ambient de grande qualité, « Artifacture », « Indivism » et « Ω », suites directes et folles de « This Binary Universe ». L’ensemble valdingue entre breaks, electronica voire post-rock, dans un magma pourtant ordonnancé, maîtrisé de main d’un maître qui commence à comprendre qu’il en est effectivement un.

Tracklisting:

  1. Tokyo
  2. The Code of Hammurabi
  3. Lustral
  4. Found in Translation
  5. Artifracture
  6. Indivism
  7. Ω
  8. Chromatophore
  9. Five Hundred and Eighty Two

Se procurer « _ » >> http://bit.ly/GP-19-BT

18. Eluvium – False Readings On (Temporary Residence)

Eluvium n’a jamais choisi son camp, et cela est probablement mieux ainsi. Musique éclairée ou ténébreuse ? Minimale ou grandiloquente ? Orientée vers le modern classical ou dérivant vers l’ambient abstraite ? Matthew Cooper n’a jamais déçu sous son masque d’Eluvium ; « False Readings On » fait ainsi partie de ses albums les plus harmonieux et fou-furieux, seul « Similes » (2010) trouvant un équivalent dans mon esprit. Le résultat est sombre, éthéré et parfois violent, sans le vouloir : il est également lumineux, sans plus le chercher. Comme s’il suffisait, dans la région de Portland, de cueillir la magie comme un simple bouquet…

Tracklisting:

  1. Strangeworks 04:23
  2. Fugue State 07:36
  3. Drowning Tone 00:59
  4. Regenerative Being 07:21
  5. Washer Logistics 04:05
  6. Movie Night Revisited 04:29
  7. Beyond The Moon For Someone In Reverse 08:51
  8. False Readings On 01:22
  9. Rorschach Pavan 06:43
  10. Individuation 03:08
  11. Posturing Through Metaphysical Collapse 17:22

Se procurer « False Readings On » >> http://bit.ly/GP-18-Eluvium

17. Federico Albanese – The Blue Hour (Neue Meister/Berlin Classics)

Sorti en tout début d’année, « The Blue Hour » irradie d’une grâce naturelle et délicate, voyage autour d’une ligne de flottaison entre lumière et obscurité. L’impact de Denovali, qui a publié le premier opus de Federico Albanese en 2014, est manifeste : cette délicatesse et ces tourments évoquent tout autant Carlos Cipa que Greg Haines, les nappes pianistiques se laissant par instants surplomber d’avantageuses vagues electronica.

Tracklisting:

  1. Nel Buio 1:21
  2. Time Has Changed 6:05
  3. Migrants 3:58
  4. Shadow Land, Pt. 1 3:54
  5. Silent Fall 3:48
  6. Céline 4:04
  7. And We Follow the Night 3:09
  8. Shadow Land, Pt. 2 2:59
  9. The Boat and the Cove 3:54
  10. The Blue Hour 3:59
  11. Interlude 1:19
  12. My Piano Night 4:45
  13. Stellify 3:43

Se procurer « The Blue Hour » >> http://bit.ly/GP-17-TheBlueHour

16. Tim Hecker – Love Streams (4AD)

Si « Love Streams » était probablement l’album le plus attendu de Tim Hecker – tellement attendu qu’il aura leaké trois mois avant sa date de sortie initialement prévue -, il n’en constitue pour autant pas le sommet de sa discographie (je reste sur « Mirages » et « Virgins »). Il n’en reste pas moins le beau fruit d’un voyage torturé, coloré et improbable, extrait miraculeux d’un magma sonore toujours autant volontaire.

Tracklisting: 

  1. Obsidian Counterpoint
  2. Music of the Air
  3. Bijie Dream
  4. Live Leak Instrumental
  5. Violet Monumental I
  6. Violet Monumental II
  7. Up Red Bull Creek
  8. Castrati Stack
  9. Voice Crack
  10. Collapse Sonata
  11. Black Phase

Se procurer « Love Streams » >> http://bit.ly/GP-16-LoveStreams

15. Christine Ott – Only Silence Remains (Gizeh)

Il est toujours aussi difficile d’accoler, non pas des étiquettes, mais des inspirations plus porteuses que d’autres sur la musique de Christine Ott. L’enseignante au conservatoire de Strasbourg, jusque là plus connue pour ses collaborations (notamment avec Oiseaux-Tempête) et ses bandes-son (« Tabu ») que pour ses propres créations (« Solitude Nomade » en 2009), galope entre les histoires, envoie valser l’auditeur du minimalisme de « Szczecin » au ballet de « Danse avec la Neige », voire avec le jazz contemporain sur « Raintrain ». Manque d’unité ? C’est possible, voire probable. Ce n’est absolument pas grave : tout, dans « Only Silence Remains », transpire autant la délicatesse qu’une évidente classe. Cet album est un mystère : il en est clairement mieux ainsi.

Tracklisting:

  1. À Mes Étoiles 03:18
  2. Szczecin 04:35
  3. Sexy Moon 05:16
  4. Raintrain 06:49
  5. No Memories 03:54
  6. Danse Avec La Neige 04:31
  7. Tempête 09:10
  8. Disaster 05:40

Se procurer « Only Silence Remains » >> http://bit.ly/Gp-15-ChristineOtt

14. Bruno Sanfilippo – Piano Textures 4 (ad21)

L’hyperactif Bruno Sanfilippo dresse, avec son quatrième volet de ses « Piano Textures », le plus bel opus de cette série débutée en 2007. Loin de se cantonner à une simple composition modern classical (style dans lequel l’Argentin excelle déjà), « PT IV » oscille entre velléités atmosphériques et expérimentations percussives à la Hauschka. L’ambiance étonne et détonne, se mouvant d’un minimalisme presque froid à son commencement jusqu’à des variations ténébreuses à son apogée. Le voyage dans lequel l’auditeur est ici inextricablement embarqué ne connait point d’atterrissage, l’esprit se perdant finalement dans les détails toujours plus précis de l’intérieur d’un piano soulagé.

Tracklisting:

  1. Piano Textures 4 I 03:44
  2. Piano Textures 4 II 03:12
  3. Piano Textures 4 III 05:27
  4. Piano Textures 4 IV 07:03
  5. Piano Textures 4 V 03:36
  6. Piano Textures 4 VI 05:17
  7. Piano Textures 4 VII 04:06
  8. Piano Textures 4 VIII 03:19
  9. Piano Textures 4 IX 06:33

Se procurer « Piano Textures 4 » >> http://bit.ly/GP-14-PTIV

13. Delerium – Mythologie (Metropolis)

Rhys Fulber et Bill Leeb ne semblent jamais à court d’inspiration. Trente ans après les débuts de Delerium, side project populaire de Front Line Assembly, près de vingt ans après l’explosion « Silence », le duo new age a su se réinventer avec « Mythologie », successeur d’albums légèrement décevants car trop uniformes. Il y a ici une aura particulière à un opus ambitieux et protéiforme, entre chillout et medieval electronica, sans pour autant renier les glorieux ancêtres de la discographie de Delerium.

Tracklisting:

  1. Blue Fires (featuring Mimi Page) 6:24
  2. Zero (featuring Phildel) 4:50
  3. Keep on Dreaming (featuring Jaël) 5:22
  4. Stay (featuring JES) 4:08
  5. Angels (featuring Mimi Page) 5:56
  6. Ritual (featuring Phildel) 5:13
  7. Seven Gates of Thebes 4:44
  8. Ghost Requiem (featuring Geri Soriano-Lightwood) 5:44
  9. Once in a Lifetime (featuring JES) 4:28
  10. Made to Move (featuring Mimi Page) 6:11
  11. Continuum (featuring Leah Randi) 6:44
  12. Dark Visions (featuring Mimi Page) 4:20

Se procurer « Mythologie » >> http://bit.ly/GP-13-Mythologie

12. ECO – Wolves (Black Hole)

Rares sont les albums trance à conserver suffisamment de cohérence (et de qualité, désormais) pour tenir sur le long cours. C’est, fort heureusement, le cas avec ce second opus d’Eco, après le fort bon « M(you)sic » en 2011 : étudié dans le moindre détail, débarrassé de toutes les potentielles facéties factices d’une EDM envahissante, « Wolves » pue simplement la classe. Avec, pour ne rien gâcher, quelques perles de bravoure mélodique bonnes à réveiller une messe trop voluptueuse, à l’image de ce sublime « Trust in the Wind » avec Driftmoon.

Tracklisting:

  1. Darkness In The Light 6:13
  2. The Rain (feat. Ariah Noetzel) 4:58
  3. Trust In The Wind (feat. Driftmoon) 5:27
  4. Dogs 5:15
  5. River Song 6:00
  6. Soar 6:01
  7. Slow Rising Sun (feat. Gordana Marković) 4:32
  8. Cloud (Part 1) (feat. Chris Severe) 4:51
  9. Cloud (Part 2) (feat. Chris Severe) 5:19
  10. If I Survive (I’ll Worship The Moon) 8:24
  11. No Ceilings 3:28
  12. It’ll All Make Sense One Day 4:58
  13. Wolves 6:53
  14. Running (feat. Jennifer Rene) 4:45
  15. The Lonely Soldier 5:36

Se procurer « Wolves » >> http://bit.ly/Gp-12-Wolves

11. Amiina – Fantômas (Mengi)

Six années de quasi-silence discographique n’ont rendu ce nouvel opus d’Amiina que plus indispensable. Les Islandaises publient avec « Fantômas » une bande-son magnétique et magnifique, directement inspirée de la série de films du même nom de Louis Feuillade : cette reconstruction historique est d’une fidélité désarmante vis-à-vis de cette qualité inaltérée.

Tracklisting:

  1. Fantômas
  2. Juve & Fandor
  3. Paris
  4. Café
  5. Simplon Express
  6. Telegram
  7. Entrepôts de Bercy
  8. Crocodile
  9. Lady Beltham
  10. Bourreau Silencieux
  11. L’Homme Noir

Se procurer « Fantômas » >> http://bit.ly/GP-11-Fantômas

Et concluons, de bonne grâce, avec les albums classés aux 10 premières places

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager, enseignant-raconteur de blagues et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.