TOP ALBUM 2016. Les 50 meilleurs albums de l’année 2016 (Rangs 30 à 21)

Poursuite du traditionnel classement de fin d’année récapitulant les meilleurs albums nous ayant fait l’honneur d’être proposés à nos oreilles en 2016. Aujourd’hui, place à ceux classés entre la 30e et la 21e place.

Wait a minute: as-tu écouté les albums classés de la 50e à la 41e place ?

Et ceux classés de la 40e à la 31e place ?

30. The Green Kingdom – Harbor (Dronarivm)

Belle surprise de fin d’année que cet « Harbor » publié en fin d’année chez le toujours qualitatif label russe Dronarivm. Le dixième album du producteur américain Michael Cottone alias The Green Kingdom s’articule autour de sa traditionnelle mixture minimal ambient, teintée de structurations électroniques, ici centrées autour de mélopées aquatiques constituant autant d’appels à l’évasion. Positif sans être gnangnan, jouissif sans être écoeurant : « Harbor » est un album tout en nuances de bleu, fort justement dosé et donnant envie de s’aventurer loin des sentiers battus par des brises trop faiblardes.

Tracklisting:

  1. Inlet 02:54
  2. Harbor 04:40
  3. Haze Layers 07:17
  4. Faun (enchantedforestmix) 05:44
  5. Jade Star 03:06
  6. Thermals 05:02
  7. Morrowloops 04:23
  8. Evergreen Sunset 03:23
  9. Endless Blue Drift 07:50

Se procurer « Harbor » >> http://bit.ly/GP-30-Harbor

29. Julien Marchal – Insight II (1631 Recordings)

Le compositeur bordelais Julien Marchal poursuit sa série des « INSIGHT » avec un second opus comportant une véritable progression par rapport au premier. Si le minimalisme solo piano d' »INSIGHT » perdure, ce deuxième volet gagne en couleur et en maturité, notamment mélodique : maniaque et quelque peu risqué (progression rythmique non négligeable entre l’introduction et la conclusion de ce propos), « Insight II » reste une certaine forme de musique de chambre, mais avec des murs légèrement repoussés. Jusqu’à ce qu’ils tombent.

Tracklisting:

  1. XIV 02:34
  2. XV 04:02
  3. XVI 03:35
  4. XVII 03:28
  5. XVIII 04:18
  6. XIX 02:32
  7. XX 02:57
  8. XXI 03:29
  9. XXII 01:13
  10. XXIII 03:10

Se procurer « Insight II » >> http://bit.ly/GP-29-InsightII

28. Ocoeur – Reversed (n5md)

Difficile de croire que Franck Zaragoza alias Ocoeur n’ait pas été plus régulièrement exploré dans ces modestes colonnes lues jusqu’ici par vos yeux embrumés. Le compositeur belge livre avec son troisième opus pour n5md, « Reversed », un concentré du meilleur de la fusion entre modern classical et ambient electronica, délicat et vaporeux, mélodique et ténébreux. Chaque piste prend l’allure d’un panorama plus ou moins cinématographique, constamment empreint d’une mélancolie non feinte, au fil du temps délivrant ses effets et expérimentations sound design, enivrant son auditeur à chaque nouvelle écoute, jusqu’à l’oubli. Et donc la réécoute.

Tracklisting:

  1. Flxo 04:18
  2. Chance 04:15
  3. Timeless 04:58
  4. Souffle 04:12
  5. Aside 03:24
  6. Progression 06:02
  7. Time over 03:30
  8. Reverse yourself 05:37
  9. Gionis 05:06
  10. Time to go 03:51

Se procurer « Reversed » >> http://bit.ly/GP-28-Reversed

27. Matt Lange – Patchwork (mau5trap)

Le deuxième album du DJ et producteur Matt Lange pour mau5trap, l’écurie de deadmau5, confirme les prédispositions placées en lui non seulement par le Canadien mais également, fut un temps, par Anjunadeep. « Patchwork » est un terme finalement fort approprié pour cet album débutant comme une autoroute electronica, accélérant et densifiant sa partition dans une techno non-moelleuse avant, dans un double break vocal final (« Empty Walls » / « Consider This ») aux allures de double révolte, seul la tonalité changeant radicalement.

Tracklisting:

  1. Tempi Disarming (9:18)
  2. Basimilus (8:28)
  3. Hertz, Don’t It (9:06)
  4. Elementally, my Dear Watson (8:09)
  5. Q.V.C.A.M.X. (8:44)
  6. Empty Walls (6:25)
  7. Consider This (6:01)

Se procurer « Patchwork » >> http://bit.ly/GP-27-Patchwork

26. Aydio – Odyssey (self-released)

Le producteur électronique britannique Aydio s’était fait repérer à ses débuts sur de nombreuses plateformes indépendantes, dès 2009, pour son excellent « Deltitnu EP » et plus particulièrement le titre du même nom. Sa chilltronica teintée de sonorités baléariques a depuis poursuivi, plutôt discrètement, son cheminement : raison de plus pour ne pas passer à côté de son nouvel album auto-produit « Odyssey ». Voilà une partition downtempo qui ne lasse ni n’entasse, matinée de nappes électroniques délicates sans jamais sombrer dans une overdose anti-planante.

Tracklisting:

  1. Genesis 06:56
  2. Long Play 06:40
  3. Isosceles 05:10
  4. Tabula Rasa 06:17
  5. The Secret Garden 03:20
  6. Eloquence 03:24
  7. Exodus 06:09

Se procurer « Odyssey » >> http://bit.ly/GP-26-Odyssey

25. Julianna Barwick – Will (Dead Oceans)

Le troisième album de Julianna Barwick est l’histoire d’une juxtaposition continue, sa voix s’ajoutant à la sienne et à la sienne, autre et retouchée, autant de nappes pour autant d’échos décrivant l’introductif « Saint Apolonia ». C’est aussi celui d’une juxtaposition d’évasions et de sensations, « Will » étant le récit d’un voyage infini au fil de schizophrénies douces et répétées : elles prennent sur cet album la forme minimale d’un orchestre réduit à portion congrue, Barwick faisant de cet opus minimal folk une mise à nu individuelle, isolée d’autant plus grandement dans des horizons musicaux, eux, étalés sur de gigantesques déserts.

Tracklisting:

  1. Apolonia 02:13
  2. Nebula 05:34
  3. Beached 04:08
  4. Same 04:55
  5. Wist 02:40
  6. Big Hollow 05:30
  7. Heading Home 03:57
  8. Someway 04:30
  9. See, Know 05:04

Se procurer « Will » >> http://bit.ly/GP-25-Will

24. James Murray – Eyes to the Height (Ultimae)

Il avait donc encore du stock… Un an après « The Sea in the Sky », déjà primé l’année dernière, James Murray revient avec un nouvel exercice salutaire du côté du label français Ultimae. Neuf crescendos ambient croissants composent ce huitième album, où chaque pulsation est calculée et justement placée, semblable à des battements cardiaques rythmant d’émouvantes scénettes electronica. « Eyes to the Height » est un travail d’orfèvre, aérien non seulement dans sa dénomination mais surtout dans son ambition, élevée et à juste titre perchée.

Tracklisting:

  1. The Black and the Grey 05:44
  2. Holloways 05:55
  3. What Can Be Done 06:14
  4. Particles (Part 1) 06:10
  5. Eyes to the Height 04:58
  6. Ghostwalking 06:02
  7. Passing Places 05:25
  8. Laterisers 05:47
  9. Particles (Part 2) 05:14
  10. Copestone 07:01

Se procurer « Eyes to the Height » >> http://bit.ly/GP-24-EyesToTheHeight

23. The Midnight – Endless Summer

C’est, possiblement, l’album le plus régressif de cette sélection comme (presque) toujours terriblement sérieuse (manière polie de dire : franchement intello). « Endless Summer » du duo américain The Midnight est un délire eighties heureusement placé, au contraire d’un Laserdance, du bon côté du curseur de la modernité : cet album uptempo ne sonne jamais daté mais semble toujours libéré, de toute contrainte ou de tout pessimisme, rappelant conjointement le meilleur des années 80 et le moins pire du reste.

Tracklisting:

  1. Endless Summer 06:45
  2. Sunset 05:26
  3. Daytona 04:52
  4. Jason (feat. Nikki Flores) 05:31
  5. Synthetic 03:19
  6. The Equaliser (Not Alone) 03:49
  7. The Comeback Kid 05:21
  8. Vampires 05:17
  9. Crockett’s Revenge 05:22
  10. Nighthawks 03:48
  11. Lonely City 05:14
  12. Memories 06:19

Se procurer « Endless Summer » >> http://bit.ly/GP-23-EndlessSummer

22. Daniel Wohl – Holographic (New Amsterdam Records)

Un album de Daniel Wohl est, par définition, ambitieux. Si son style n’est par conséquent jamais clairement défini, il se faufile au gré des humeurs et des destinations souhaitées entre glitch, modern classical et drone violonneux. Le parisien natif, comme à son accoutumée, explore jusqu’à l’extrême limite les possibilités de ses combinaisons mélodiques et stylistiques, jusqu’à l’éclosion définitive d’un certain degré d’harmonie : portée à l’échelle d’un album comme « Holographic », cette volonté se mue naturellement en textures d’une fluidité éblouissante, mixant acoustique et électronique, jusqu’à perdre ses repères les plus abrupts. C’est, en soi, un but fort louable.

Tracklisting:

  1. Replicate, Part 1 06:04
  2. Replicate, Part 2 11:06
  3. Formless 05:31
  4. Holographic Intro 01:15
  5. Holographic 08:09
  6. Pixel 02:17
  7. Source 08:18
  8. Progression 06:52
  9. Shapes 06:08

Se procurer « Holographic » >> http://bit.ly/GP-22-Holographic

21. Blank & Jones – Dom (Soundcolours)

Le duo allemand Blank & Jones ajoute une nouvelle corde surprenante à sa discographie, fut un temps orientée trance, désormais chilltronica. « Dom », composition cérébrale et épiscopale entre ambient et new age, se matine en fonction des moments d’Arvo Pärt, Future Sound of London ou Lunatic Asylum, dans un délire étonnamment ambitieux, voire prétentieux. Blank & Jones surprennent positivement en maîtrisant de bout en bout leur sujet, casse-gueule au possible, le mauvais goût n’ayant point même la possibilité d’approcher la pointe de son ombre malveillante.

Tracklisting:

  1. Lumen Ecclesie 3:51
  2. Dona Nobis Pacem 6:37
  3. Genesis 5:14
  4. Exim 9:13
  5. Sapientia 5:17
  6. Universus 5:11
  7. Lux Aeterna (Supernova) 6:00
  8. Pulsus 4:59
  9. Redemptio 4:39
  10. Stella 6:50
  11. Aeternitas 4:29
  12. In Excelsis 3:55
  13. Infinitum 6:24
  14. Pax 4:23

Se procurer « Dom » >> http://bit.ly/GP-21-Dom

Continuons, désormais, avec les albums classés entre la 20e et la 11e place

Et concluons, de bonne grâce, avec ceux classés aux 10 premières places

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.