Cat House of the Kings : cette femme a hébergé 24 000 chats abandonnés depuis 1992 dans sa maison

En 1992, Lynea Lattanzio a créé un refuge d’un nouveau genre pour recueillir les chats abandonnés près de Fresno, en Californie. 24 années plus tard, cette maison est toujours debout… et plus nécessaire que jamais.

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Lorsque les regards se détournent, celui de Lynea Lattanzio s’ouvre, au contraire, en encore plus grand. Cette Californienne s’est en effet lancé en 1992, quelques années après son divorce, dans une difficile mais utile mission : recueillir les chats abandonnés dans les alentours de Parlier (Californie), près de Fresno, et leur donner une seconde chance dans un refuge spécial. En 2016, le « Cat House of The Kings » est toujours là, 700 félins y séjournent actuellement… et plus de 24 000 y sont déjà passés !

cat house of the kings lynea lattanzio gwendalperrin.netSa passion, qui est désormais devenue son activité à plein temps, a commencé en 1992 dans sa propriété de Parlier de quelque 24 300 m², dont la surface sera par la suite doublée grâce à des donations ou des partenariats, comme avec le géant de l’agro-alimentaire Petco. Il y a donc de la place à revendre pour tous ces félins, qui peuvent se promener sans obstacle, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la maison de Lynea : seuls, certains chats sont laissés à part en raison d’un manque de sociabilité, de leur jeune âge ou encore des maladies qu’ils peuvent avoir. « Pour moi, ce n’est pas une vie d’être tout le temps en cage, explique-t-elle. Les chats ont besoin de courir à pleine vitesse, de grimper aux arbres… ».

L’histoire de Lynea est, en réalité, liée aux chats depuis la plus tendre enfance : sa propre mère lui interdisait d’en avoir, ce qui a par la suite provoqué l’inverse de l’effet escompté.

Le coût financier de cette structure est estimé à 80 000 dollars par mois (environ 59 000 euros), sans même que l’État ne donne la moindre subvention : tout le financement de la « Cat House of the Kings » est assuré par des personnes privées. Heureusement pour Lynea, elle a depuis été rejointe par de nombreux volontaires pour prendre soin de tous ces animaux. Les chats contribuent à leur manière au financement : ils peuvent être pour certains adoptés, et même sponsorisés pour 15 dollars par mois.

A noter que la « Cat House of the Kings » ne recueille pas que des chats : 7 000 chiens ont également séjourné dans ce lieu, quelques chèvres également – sans compter les 40 000 animaux qui y ont été stérilisés (15 dollars par chat, 30 par chien, 5 par vaccin). De même, Lynea Lattanzio ne se contente pas d’héberger ces « êtres doués de sensibilité » à quatre pattes, mais donne également des conseils aux propriétaires de chats, que ce soit pour des questions de santé comme d’éducation.

Aussi unique que soit ce « Cat House of the Kings », d’autres refuges existent aux quatre coins du monde pour donner une seconde chance aux félins mal en point : une initiative similaire existe ainsi à Rome depuis une trentaine d’années (le Roman Cat Sanctuary), tandis que des îles japonaises comme Tashirojima ou Ainoshima (ainsi, entre autres, qu’une île de l’archipel de Hawaï) sont même « propriété » des félins, et où les humains sont uniquement tolérés sur leur territoire. Et cela tombe bien : j’en ai déjà parlé ici, dans un premier épisode, et là, dans un second, et bientôt, dans un troisième.

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.