Meyou, ou quand les chats investissent le mobilier des humains

Les arbres à chats ? Dépassés. Les canapés à nettoyer et re-nettoyer ? Démodés. Meyou propose un mobilier spécifiquement conçu pour les félins et, bonus, c’est du made in France.

gwendalperrin.net meyou

Meyou, c’est d’abord une belle réussite branding : réussir à mélanger en cinq lettres l’onomatopée supposément caractéristique du miaulement, les sujets « me » et « you » (genre chez toi, chez moi, toi et moi, tu as Tryo dans la tête, tu me détestes) et, parce qu’on a de la mémoire, la prononciation de Miou-Miou dans « Télémagouille », est un beau coup de force. Mais trêve de considérations bipédiques puisqu’ici, au fond, tout est pensé pour le confort des chats. (Pour le bonheur, c’est une autre histoire)

Non contents de coloniser notre territoire, non contents de grand chose par ailleurs, les chats savent-ils seulement ce qu’est le fait d’être content (d’où ma parenthèse précédente) ? Les quadrupèdes n’ont pas Nietzsche, Schopenhauer, Michel Serres ou Afida Turner pour répondre à leurs tourments existentiels, mais une aide évidente à leur bien-être est le confort (et la malignité) de leurs lieux de vie, au sein du territoire bipédique anciennement ou nouvellement conquis.

gwendalperrin.net meyou ball

Meyou, donc, l’a bien compris. Ces bipèdes made in France ont donc imaginés des objets design… pour les chats, au sein d’environnements à consonance bipédique, histoire qu’ils n’aient pas à se plaindre des coussins inconfortables, des canapés graisseux et des parquets salissants.

La « Ball », le « Cube » et le « Bed », les trois produits conçus et imaginés par ces Frenchies à deux pattes sur l’inspiration de quadrupèdes consentants, se marient en une variété de couleurs supposément adaptables à n’importe quel type d’intérieur.

Nota bene : Meyou n’est pas que « made in France » mais, et c’est intéressant, se veut une entreprise socialement responsable. La start-up collabore en effet avec un établissement de services et d’aide par le travail en région parisienne pour la confection, l’assemblage des produits et la gestion des stocks.

Cette petite entreprise que n’a, à ma connaissance, jamais évoqué Arnaud Montebourg, est en tout cas promise à un joli succès. Soutenue par une campagne de crowdfunding qui se termine début novembre, les objectifs fixés par les fondateurs de Meyou ont d’ores et déjà été dépassés : ce sont ainsi plus de 300 bipèdes qui ont fait office d’ « early adopters » (ou, plus exactement, de cobayes de jeu) histoire d’assurer à cette start-up le succès que les chats accepteront de lui accorder.

Plus d’informations sur le projet sur la page Kickstarter de Meyou : >>CLIQUE LA<<.

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.