[ALBUM] Markus Schulz – Scream 2

Troisième album studio pour le roi de la trance made in USA Markus Schulz : après le mémorable « Progression » et l’oubliable « Scream », Markus tente d’en faire la synthèse dans « Scream 2 ». Verdict ?

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Nous commencions à comprendre, avec le temps, que Markus Schulz aimait crier. Le visuel criard – dans tous les sens du terme – de « Scream 2 », son troisième album, est dans la même lignée douloureuse que le précédent, annonciateur d’un album décevant et plus vraiment trance.

Avec « Scream 2 », promis, Markus Schulz assure avoir retenu la leçon. Voici ce qu’en dit son label Armada (bon, son label, c’est Coldharbour Recordings me direz-vous, mais jusqu’à preuve du contraire – et il paraît qu’on en aura bientôt une – Coldharbour reste une composante d’Armada, fin de la parenthèse) :

Featuring a wide array of influences and collaborations, ‘Scream 2’ is as much a throwback to the powerful sound that catapulted Schulz to stardom in the early 00’s as it is a challenge to today’s top producers.

Vu l’accueil critique plus que mitigé du très commercial « Scream », l’excuse peut se comprendre – même si c’est ici formulé de façon à ne pas parler d’excuse.

The emphasis on songwriting is apparent throughout the album, making sure that these songs are far more than a passing trend, to be forgotten in a few months or even weeks.

C’est là, avec l’écoute de « Scream 2 », que le bât blesse : à l’instar de « Scream », ce nouvel album se révèle n’être qu’un ersatz quelque peu enrichi des productions progressive house qui cartonnent depuis trois ans, avant du côté de la Swedish House Mafia, désormais chez d’autres Suédois comme Avicii ou Alesso. Augmentez la vitesse de 4 bpm (passant donc de 128 à 132) et vous composez presque en intégralité « Scream 2 ».

De titres « mémorables » – puisque tel est le but recherché – l’auteur-de-ces-lignes avoue n’être capable que d’en citer fort peu, à commencer par « Remember This » qui traîne dans pas mal de playlists depuis déjà plusieurs mois. Les pistes les plus notables sont d’ailleurs construites sur la même structure, que ce soit du côté de « Mardi Gras » ou de « In The Shadows ». D’autres titres s’en sortent pas trop mal comme l’introductif « Reloaded », mais juste parce que sa mélodie me rappelle l’italo-dance des années 80.

Pour le reste, rien de franchement mauvais, mais rien de particulièrement glorieux. Même la convocation du Brésilien Klauss Goulart ne dynamise pas « Fireworks », même la voix de la revenante CeCe Peniston ne sauve pas un « Make You Fall » aussi banal que le reste. Préférez « Scream 2 » (ou « Intense » de son mentor Armin Van Buuren, c’est globalement du même acabit) à Martin Garrix dans vos prochaines playlists, mais n’en escomptez donc pas plus que cela. 13/20. (Pre-order chez Armada, sortie le 21 février)

Tracklisting:

  1. Reloaded
  2. Revolution (with Venom One feat. Chris Madin)
  3. Blown Away (feat. Liz Primo)
  4. Remember This
  5. Erase You (feat. Lady V)
  6. Destino
  7. Muse (feat. Adina Butar)
  8. Dancing In The Key Of Life
  9. Lord Knows (feat. Liz Horsman)
  10. Fireworks (with Klauss Goulart feat. Paul Aiden)
  11. In The Shadows
  12. Make You Fall (feat. CeCe Peniston)
  13. Mango
  14. Mardi Gras
  15. Gravity (feat. Amy Kirkpatrick)
  16. Reflection
  17. Towards The Sun (with Rex Mundi)

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.