[TOP ALBUM 2013] 03 – Nils Frahm – Spaces

By on décembre 18, 2013



Approchons à la vitesse de la fusée Gaia du dévoilement du meilleur album de l’année 2013. Nils Frahm, comme d’autres, est passé bien près.

gwendalperrin.net nils frahm spaces cover

Les principaux inspirateurs du renouveau de la « modern classical » – devenu à force un terme un peu fourre-tout – ont tous tenté, avec plus ou moins de réussite, un changement de trajectoire en cette année 2013. Olafur Arnalds, par exemple, s’est lancé avec « For Now I Am Winter » dans un exercice de classique cinématographique calibré pour les majors mais qui sonne surtout comme une musique ballonnée à cause d’un excès de Pyrénéens. Peter Broderick, lui, a repris son vieux – et fondamental – « Float » dans un « Float 2013″ qui, au fond, n’est pas particulièrement différent de la version de 2008, mais bon… Greg Haines, enfin, a opéré (en apparence) un visage à 180° avec l’étonnant « Where We Were », plus proche de l’ambient et de l’electronica que du drone tragique de « Digressions », mais s’en est – à mon sens, je sais que tout le monde n’est pas d’accord – plutôt bien sorti.

A l’instar de Peter Broderick, Nils Frahm a préféré reprendre ses anciennes productions et leur donner un nouvel aspect mais sous une autre forme : l’album live. « Spaces », ainsi, constitue un palliatif forcément insuffisant mais intéressant aux concerts du compositeur allemand, origine de nombreuses expériences délicates et autres souvenirs enfumés. L’enchaînement mythique « Said and Done » / « Went Missing » reste le moment fort de cette sélection de parcelles de concert, sans compter le magnifique « Familiar », originellement extrait de « Felt ».

Il y a bien sûr des moments un peu plus faiblards, les transitions ne sont pas forcément des plus assurées et, surtout, rien ne remplacera une véritable expérience live : notons juste qu’avec « Spaces », tous ceux qui sont jusqu’à présent passés à côté du bonhomme, avant donc que Frahm ne soit quelque peu « mainstreamisé », vont avoir un palliatif d’une époque que les vieux roublards du néo-classique, j’ose m’inscrire dans cette catégorie mais en même temps je ne suis plus vraiment un jeunot, espèrent ne pas avoir à considérer comme révolue.

> #01 : Boards of Canada – Tomorrow’s Harvest.

> #02 : Sebastian Plano – Impetus.

> #03 : Nils Frahm – Spaces.

> #04 : Lubomyr Melnyk – Corollaries.

> #05 : Aufgang – Istiklaliya.

> #06 : Greg Haines – Where We Were.

> #07 : Eluvium – Nightmare Ending.

> #08 : Ludovico Einaudi – In A Time Lapse.

> #09 : Junip – Junip.

> #10 : Midlake – Antiphon.

> #11 : Sigur Ros – Kveikur.

> #12 : Woodkid – The Golden Age.

> #13 : Goldfrapp – Tales of Us.

> #14 : Olan Mill – Hiraeth.

> #15 : Arcade Fire – Reflektor.

> #16 : M83 – Les Rencontres d’après Minuit (OST).

> #17 : Bibio – Silver Wilkinson.

> #18 : Jóhann Jóhannsson – Prisoners (OST).

> #19 : Marcel Dettmann – Dettmann II.

> #20 : Benoît Pioulard – Hymnal.

> Retrouvez la liste des meilleurs albums de 2012de 2011 et même de 2010.

About Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager, enseignant-raconteur de blagues et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.
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