Mojito de Paris : à l’OZO (4e)

gwendalperrin.net mojito paris ozo mojito classicAdresse : 37 rue Quincampoix

Type de mojito : Normal + Spécialités

Prix du mojito : 7€ à la base + Spécialités

Avis : Qu’est-ce qui nous amène à nous intéresser à un lieu et pas à un autre, à un point distinct tout en ignorant les milliers d’autres ? Le symbole, l’histoire, personnelle ou pas, le détail, l’envie soudaine. Ce qui m’a amené à penser à l’ « Ozo » était, au tout début, la perspective de la douce terrasse où fumer tranquillement sa chicha même si, en fait, chicha il n’y a pas. Ce qui compte, c’est le détail. La terrasse. Puis le lieu, plutôt classe, la carte, assez bourgeoise, puis sa présentation corporate, soignée. Fonçons. Nous n’avons plus le choix. Il a été fait pour nous.

Revenons aux mojitos, puisque c’est le seul intérêt manifeste de ce papier. Soyons clairs : en termes de présentation, l’ « Ozo » se démerde plutôt pas mal : tu crois voir arriver vers toi une balance du 19e siècle mais c’est juste ton mojito qui arrive, avec gressini et dips maison (c’est ce que dit leur site, j’ai mis un temps fou à savoir, peut-être, quelle était la composition de ces derniers). Le mojito, en soi, n’est pas fou, mais tient très bien la distance. Comprenez : il n’est pas très chargé, suffisamment pour un gosier aussi select (ou casse-c*, c’est selon) que le mien mais pas assez pour que vous n’en repreniez pas un deuxième. (Là il y a un certain M.G. qui va me taper en disant que si, il était super chargé, mais il est jeune, c’est fou à quel point on est perméable dans cette période car oui, je suis vieux, en fait.)

Côté rapport qualité/prix, ça se tient finalement plutôt bien (mais rajoutez 5€ pour mettre un coup de champagne par-dessus). Et puis, comme escompté, le lieu est plutôt classe, suffisamment en tout cas pour avoir sa propre page Facebook, ça fait un peu hipster-too much sur les bords écrit ainsi mais ça se défend.

Note : 6,5/10.

Happy Hour : Non.

 

ATTENDEZ UN INSTANT. WAIT A MINUTE.

Non, je ne vais pas vous lâcher comme ça. Parce qu’il y a aussi des mojitos « peu » classiques proposés. Si vous êtes fan du basilic, du Jack Daniel’s (que je testerai une autre fois), du fraise ou du framboise, il y en a un aussi, mais pas votre serviteur-qui-a-toujours-raison. Mais qui, surtout, a été intrigué par le « black mojito ».

gwendalperrin.net mojito de paris ozo black mojito

C’est là que je vous présente la définition du « black mojito » par les équipes de l’ « Ozo » : Absolut Blue, Chambord, liqueur et jus de mûre, puis le classique. 12€ puis rajoutez 2€ pour un coup de champagne dont je me passe toujours volontiers. Là, votre serviteur a eu une méchante vision d’extase gustative qui s’est avérée judicieuse : ce « sombre » mojito tue. Tout simplement. Totale alchimie rarement eue jusqu’à présent. Il mérite un 8,5/10 comme lorsque la Rhumerie fait ses mojitos « correctement ». Et m’a redonné goût à l’Absolut, ce qui n’était pas gagné d’avance.

Ce qui nous fait, globalement, une note de 7/10 (on va dire que le « classic » compte plus que les spécialités).

(Ah oui, sinon, côté nourriture, globalement on va dire que ça se tient malgré le prix quelque peu prohibitif)

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.