[TOP ALBUM 2012] 03 – Grizzly Bear – « Shields »

Suite de mon classement des vingt meilleurs albums de l’année 2012, cet espèce de calendrier de l’Avent sonore garanti sans conservateurs (enfin, sans faute de goût et sans accent dubstep).

gwendalperrin.net Grizzly Bear Shields

Oh la la voilà que je commence à mettre dans mes albums préférés des galettes déjà playlistées par les Inrocks, Pitchfork, HypeM, Gorilla vs Bear ou encore Drowned in Sound, c’est que je deviendrai presque mainstream, bla, bla, bla. Oui, mais voilà, TF1 n’a toujours rien vu venir et Baptiste Giabiconi continue de croire qu’il fait de la musique. C’est pourquoi il est parfois bon qu’on s’y mette à plusieurs pour dire qu’un album est excellent et que, potentiellement, il soit même écouté par la vox populi. Et, indubitablement, « Shields » de Grizzly Bear le mérite amplement.

Que les grizzlys nous pondent de très bons albums, ça, on le savait déjà : celles et ceux qui n’ont jamais écouté « Veckatimest » ou la bande originale de « Blue Valentine » méritent d’être exécutés sur le champ avec des carabines remplies de billes de peinture de couleur corail (c’est dire le châtiment qu’ils méritent). Mais avec « Shields », non seulement le disque contient des perles individuelles qui surnagent sans difficulté, mais il se permet d’être une telle cohérence et d’une telle profondeur d’ensemble qu’il devrait servir de bible à tous les petits (ou grands) groupes de pop/rock qui croient avoir touché le Graal mélodique.

« Sleeping Ute », premier « single » extrait de « Shields », met les pieds dans le plat : aussi élégiaque qu’élegant, il fout involontairement les jetons : comment tenir un tel niveau d’exigence musical avec un inaugural pareil ? Bah voilà, les Américains y parviennent presque les doigts dans le nez. Que « Half Gate »,« Yet Again » mais surtout « Sun In Your Eyes » soient mes titres préférés n’a que peu d’importance ; par contre, que vous passiez à côté de cette oeuvre majeure du 21e siècle pourra vous être reproché même en cas de fin du monde imminente. Et surtout après.

#01 : The Cinematic Orchestra – « In Motion #1″

#02 : Greg Haines – « Digressions »

#03 : Grizzly Bear – « Shields »

#04 : Sophie Hutchings – « Night Sky »

#05 : Jóhann Jóhannsson – « Copenhagen Dreams (OST) »

#06 : Hot Chip – « In Our Heads »

#07 : Olan Mill – « Paths »

#08 : Max Richter – « The Four Seasons »

#09 : Dustin O’Halloran, Hauschka & Jóhann Jóhannsson – « Transcendentalism EP »

#10 : Sylvain Chauveau & Stephan Mathieu – « Palimpsest »

#11 : Valgeir Sigurðsson – « Architecture Of Loss »

#12 : Orcas – « Orcas »

#13 : Kite Hill – « Rest & Run »

#14 : Sigur Rós – « Valtari »

#15 : Maxence Cyrin – « The Fantasist »

#16 : Olan Mill – « Home »

#17 : Sharon Van Etten – « Tramp »

#18 : Vitalic – « Rave Age »

#19 : Greg Haines – « Moments Eluding (Solo Piano 3) »

#20 : Balmorhea – « Stranger »

 

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.