[TOP ALBUM 2012] 18 – Vitalic – « Rave Age »

Suite de mon classement des vingt meilleurs albums de l’année 2012, cet espèce de calendrier de l’Avent sonore garanti sans conservateurs (enfin, sans faute de goût et sans accent dubstep).

18 – Vitalic – « Rave Age » (Citizen Records / PIAS)

Difficile de faire tenir une signature après avoir pondu en 2005 un certain « OK Cowboy », monstruosité électronique rendant à la scène française des lettres de noblesse à la musique électronique française enfouies à grands coups de pelleteuses par Guetta, Solveig & Co. Pascal Arbez-Nicolas aka Vitalic y était en effet moyennement parvenu avec « Flashmob » (2009), clairement un ton en-dessous pour ce qui est de la créativité et de l’efficacité.

Même si « Rave Age » ne parvient pas à rattraper les hauteurs stratosphériques du premier opus du Dijonnais, l’alchimie entre synth-pop, dance et electro est ici plus cohérente et, finalement, assumée qu’il y a trois ans. Le second single « Stamina » est paradoxalement l’un des moins bons titres de la galette (alors que le premier « No More Sleep », lui aussi plutôt méchant, me paraît plus réussi), côtoyant des petites perles sucrées comme « Fade Away ».

Pour un retour du Vitalic de ses premiers émoluments chez le Gigolo de DJ Hell, il faudra évidemment repasser : la techno qui tâche n’est plus une des priorités de la scène française depuis un moment (il suffit, en parallèle, d’observer la transition stylistique des six dernières années d’un Terence Fixmer…). Ceci étant, Vitalic étant du genre à se renouveler en permanence, on se réjouira que le disco – parfois fade, mais c’est perso, je suis biberonné à l’italo-disco – de « Flashmob » est dans « Rave Age » un peu moins présent… mais surtout plus abouti (non, vraiment, « Fade Away », j’accroche, et puis « Lucky Star » aussi, en fait).

Le duo sombre « Nexus »/ »The March of Skabah » ajoute à la noirceur gentiment crasse de l’ensemble – moins que « Next I’m Ready » dont je peine à trouver l’intérêt. A noter enfin l’excellent featuring avec Sexy Sushi « La Mort sur le Dancefloor », méchant, sans concessions, tapant là où il faut comme il faut.

#01 : The Cinematic Orchestra – « In Motion #1″

#02 : Greg Haines – « Digressions »

#03 : Grizzly Bear – « Shields »

#04 : Sophie Hutchings – « Night Sky »

#05 : Jóhann Jóhannsson – « Copenhagen Dreams (OST) »

#06 : Hot Chip – « In Our Heads »

#07 : Olan Mill – « Paths »

#08 : Max Richter – « The Four Seasons »

#09 : Dustin O’Halloran, Hauschka & Jóhann Jóhannsson – « Transcendentalism EP »

#10 : Sylvain Chauveau & Stephan Mathieu – « Palimpsest »

#11 : Valgeir Sigurðsson – « Architecture Of Loss »

#12 : Orcas – « Orcas »

#13 : Kite Hill – « Rest & Run »

#14 : Sigur Rós – « Valtari »

#15 : Maxence Cyrin – « The Fantasist »

#16 : Olan Mill – « Home »

#17 : Sharon Van Etten – « Tramp »

#18 : Vitalic – « Rave Age »

#19 : Greg Haines – « Moments Eluding (Solo Piano 3) »

#20 : Balmorhea – « Stranger »

 

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.