[ALBUM] Gay Cat Park – « Synthetic Woman » (La sortie d’album la plus longue de l’univers)

Il aura fallu 30 ans, pas moins, pour que le duo italo-disco Gay Cat Park offre enfin à la planète Terre la réédition de ses huit chefs d’oeuvre – dont la grande majorité était tout à fait inconnue jusqu’à présent – dans un seul et même album. A côté, « Chinese Democracy » de Guns & Roses fut un jeu d’enfant…

« Je crois être tout à fait dans le coeur de cible de cette mini-critique musicale. »

L’initiative est à mettre au crédit du petit label américain Medical Records qui, comme son nom l’indique, offre un véritable petit médicament concentré en dopamine avec ce LP. « Synthetic Woman » est un concentré de huit pilules euphorisantes à ne pas faire écouter à ton arrière-grand-mère sous peine d’assister en direct live sur BFM TV à une crise de tacchycardie.

Mais au fait, Gay Cat Park, c’est quoi ? Ce n’est pas seulement le groupe avec le nom le plus cool de l’univers selon mes dires, mais d’abord un duo italo-disco qui a pondu un seul hit, mais pas n’importe lequel : « I Am A Vocoder », sorti par Discotto Records en 1982. Sur les platebandes de la new wave primitive, d’un Gazebo survitaminé ou d’un Alexander Robotnick félin, ce titre est devenu un hymne italo-disco resté toutefois cantonné aux arcanes de l’underground.

Sauf que depuis… Graziano G. Ravizza et Davide Gatti, les deux commanditaires de cette tuerie, n’ont plus rien sorti au gros jour sous ce pseudonyme, se lançant dans divers projets pop à gauche à droite.

Et puis, un beau jour de 2012, le label de Seattle Medical Records (déjà coupable de ressorties d’Alexander Robotnick, encore lui), a décidé de ressortir huit titres de Gay Cat Park, « I’m A Vocoder » inclus, et de le conseiller aux fans de la première heure de Depeche Mode. Car oui, Ravizza et Gatti avaient quelques autres cartouches dans leur barillet qu’ils n’avaient jamais tirées !

Comment ça ils ont vieilli ? Tu trouves ?

Toutes les balles ont été produites entre 1982 et 1984 et devraient ravir les amateurs de cette époque bénie où Shy’m ne trônait pas encore au sommet des charts. Elles ont été rééditées sur vinyle (forcément) le 18 juin dernier par Medical Records mais on croit à une version numérisée, oh oui on y croit, la preuve, plusieurs extraits ont atterri sur Soundcloud (respectivement « Synthetic Woman », « A Bunch Of Flowers » et « Bit Of Charm ») :



Mais pour l’instant, allez hop, on fait péter les vocoders sur longue durée :

Ah, on me dit qu’un contributeur mystère voudrait apporter son témoignage suite à la lecture de ce papier :

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.