The Cinematic Orchestra : Critique en 7 actes (Episode 1)

Premier des sept épisodes de ma « nouvelle musicale » sur le dernier album de The Cinematic Orchestra, « In Motion #1 ».

Présentation du contexte de cette « petite histoire » ICI. La musique en question juste en-dessous (par conséquent, le texte qui suit la vidéo a été écrit en dix minutes chrono)

Le désert. Personne pour l’accueillir sur le tarmac de l’aéroport. Personne ne le connait ici, à vrai dire. Pas même la terre. Pas même le sol qu’il foule. Avec grâce et énergie conjuguées, même si le contexte ne l’exige pas. C’est la mort qui régit son périple présent, la mort si proche, la mort d’un proche, d’une proche partie de soi, d’une partie de soi.

Le désert comporte donc un aéroport, mais aussi des taxis. Heureusement d’ailleurs, sans quoi il ne se serait jamais vu parcourir les 53 kilomètres séparant le lieu de l’atterrissage de celui des pleurs au seul renfort de ses membres inférieurs.

La terre qu’il foule – ou sur laquelle il roule à toute vitesse – sur des routes parfois défoncées sent la mort. Elle aussi. De manière évidente. Qu’était-elle allée faire dans cette galère ? Qu’est-ce qui l’avait fasciné dans cette terre si contraire à celle sur laquelle elle avait toujours vécu jusque-là ? Le simple esprit de contradiction ? L’expression ultime de son penchant rebelle qu’elle avait eu tant de mal à contenir ? Cette déviance qui l’avait amené à s’intéresser à ce qui la faisait réellement vibrer plutôt qu’aux intérêts de sa dynastie ?

Le rituel n’a rien de fastueux. Rien de comparable à celui de leur oncle Rudyard, dernière fois à laquelle leurs pleurs forcés avaient été associés sur l’autel de la famille. Elle, déjà, le regard fuyant et la comédie trop sur-jouée pour être crédible devant les caméras et caméscopes. Lui, encore dans les clous, dans le corps et dans l’esprit.

Elle, qui a lâché les cordes de la vie la première.

Présentation / Chapitres : 2 / 3 / 4 / 5 / 6 / 7

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.