The Cinematic Orchestra : critique en 7 actes.

Pas toujours évident de s’improviser critique musical, si tant est qu’il existe une norme pour le devenir. Résultat, pour le (jusque là) plus brillant album de 2012, « In Motion #1 » de The Cinematic Orchestra, je n’ai rien trouvé de mieux que… d’écrire une nouvelle.

Est-il utile de s’étaler sur quatre feuillets sur une oeuvre dont : 1/ tout le monde sait que vous n’allez en dire que du bien 2/ vous allez sortir votre dictionnaire des synonymes pour éviter de dire dix fois le terme « sublime » 3/ la critique sera inutile tant l’oeuvre parle elle-même ? Face au neuvième album (tout inclus, albums de remixes, compils spéciales…) du groupe The Cinematic Orchestra, emmené par le Gallois Jason Swinscoe, l’exercice m’a paru assez vain. Les mots du critique ne servent pas à grand chose, hormis à donner un 18/20 presque trop méchant. Mais j’ai eu d’autres idées.

Fictionnelles. Créatrices. Conceptuelles, tout à fait. « In Motion #1 » est, comme son nom l’indique, une véritable bande originale, sans but unique, protéiforme, explosive d’idées, de talents, de rencontres. Des sept pistes qui le composent, deux ont spécifiquement été réalisées pour illustrer des moyens-métrages des années 20 : « Entr’acte » se base sur le film du même nom de René Char daté de 1924, et « Manhatta » entoure le court de Paul Strand et Charles Sheeler de 1920. On y reviendra. Dans la semaine. Car, oui, je vais vous saouler en parler ces sept prochains jours.

Comment ? Via une nouvelle que j’ai écrite un soir où j’avais bu trop de mojitos. Un café parisien, un ordinateur qui a presque vu la guerre, un gros casque. Et puis j’ai appuyé sur « On » puis écrit, écrit, non pas à l’ordi mais à la main, pour sentir les douleurs dans les doigts, les poignets usés, les mots valsés avec les lèvres bloquant furtivement la paille. 70 minutes durant, en 7 phases. Bref, comme « In Motion #1 ».

Et par chance, une semaine est composée de sept jours. Le monde est fait de coïncidences CHELOU parfois.

Chapitres : 1, 2, 3, 4

Correction : pardon, on ne boit jamais trop de mojitos. Par contre, de pastis…

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.