#Idiotdujour : dans son discours, un ministre australien plagie un film américain

Ah, on ne se lassera jamais de voir les politiques faire leur cinéma et jouer aux guignols. Chapeau the artist!

C’est l’histoire d’un mec qui a voulu faire un discours stylé… mais s’est pris les pieds dans le tapis. Serein, le ministre australien des infrastructures (ouais, infrastructures, ça fait plus compliqué et recherché que télécommunications, énergie ou travaux publics hein, ils sont snobs ces Australiens, ils en ont pas assez avec leur soleil, leurs surfeurs peroxydés et leurs kangourous non ?) a balancé son discours comme un bon gros Scud à la figure de ses opposants et tout droit dirigé vers son électorat.

Sauf qu’Anthony – c’est le petit nom de notre gaffeur fou – a énoncé un discours déjà existant. Pas celui d’un de ses opposants politiques (nan, ça c’est copyright Marine Le Pen) mais… d’un film. Et un mauvais de surcroît : Le Président et Miss Wade, un nanar gentillet avec Michaël Douglas, sorti en 1995 (oui ça date, comme Anouar #JEUDEMOTSRIEZ). Pour votre bon plaisir et parce qu’en bon suzerain de l’idiotie, nous aimons flatter nos gueux amis, voici pour vous un florilège de ce discours :

« Nous avons des problèmes graves et nous avons besoin de gens sérieux pour les résoudre. Malheureusement, Tony Abbott [ça, c’est le nom de son adversaire politique, bouh, vous avez le droit de huer ou acclamer #choisistoncamp] ne souhaite pas du tout résoudre quoi que ce soit. Il souhaite seulement faire peur aux Australiens et leur dire qui ils doivent blâmer ».

Et la version originale (non sous-titrée pour les gros blaireaux qui ne sont pas ENCORE bilingues. Comme moi quoi).


Un ministre australien plagie Michael Duglaspar Gentside

Heureusement, pour clore cette belle parabole, notre #idiotdujour a reconnu que c’était « une erreur ». Bah ouais, franchement, un film pareil, c’est une honte. Ah, on me glisse dans mes oreillettes Apple qu’il parlait de son plagiat. Ouf, l’honneur est sauf.

Non, ne cherche pas, cet article n’a pas de chute.

Comme je sais que vous aimez ça, voici du rab’, comme à la cantine, sauf que nous, oui, nous, c’est le (mauvais) goût. En pleine audience, cet #idiotdujour refile du cannabis à son frère, genre normal quoi. Le monde est stone (sans Charden, heureusement). Vous n’avez pas dû la rater, c’est normal elle se balade ivre et nue dans Paris, et en plus elle s’appelle Laura Smet (oui comme qui-tu-sais, ouh, je pense à un jeu de mots, non, je ne le dis pas, bon ok si tu insistes : elle SMETAPOIL #okcestnul). En voilà une autre de flèche : ce TGV oublie de s’arrêter à une gare, il doit faire demi-tour. Allez, à plus dans le bus !

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.