#IdiotDuJour : ivre, un septuagénaire brandit un sabre dans les rues d’Annemasse en slip kangourou

Cet article fera partie d’une catégorie de papiers très particulière que je vais créer pour l’occasion : celle des « textes pour lesquels le titre suffit à expliquer toute l’histoire et il n’y a presque plus besoin d’écrire quoi que ce soit après ».

La nuit est chaude, elle est sauvage. Du côté d’Annemasse, et non pas de chez Swan, cela se traduit en alcool et en danger. Dimanche 22 janvier, il est 3h30 en Haute-Savoie, 2h30 à Greenwich et 19h30 à Vancouver, mais je m’écarte du sujet. La brigade de nuit rôde, blasée des alcooliques en tout genre et craintive des fous furieux… mais que dire quand elle rencontre un individu cumulant ces deux qualités ?

C’est en effet dans le centre-ville de ce chef-lieu de canton, et plus précisément dans la rue du Docteur Coquand (NDLR : je donne cette information capitale dans le seul – et évident – but que vous passiez vous y recueillir en souvenir de cet article une fois parvenu dans cette commune, en vacances ou suite à un kidnapping), que nos policiers vont croiser ce spécimen d’une rare qualité. Un septuagénaire déambule en effet sur la route, ne marchant visiblement pas droit et, surtout, ne sachant absolument pas s’habiller : il était en effet vêtu d’un simple slip kangourou ce qui, vous le savez, est d’un très mauvais goût rappelant le pire des années 70.

Nous avons donc la chaleur de la nudité et la sauvagerie du kangourou, ne manque plus que l’alcool et le danger – même si à la base l’alcool était raccroché à la chaleur et le danger à la sauvagerie, mais je m’adapte. Pour l’alcool, disons que la rue du Docteur Coquand empeste une… certaine odeur. Pour le danger, il se voit encore plus facilement : notre exhibitionniste amateur gambade avec un sabre à la main. Samouraaaaaaaaaaï !

Mais comme tout est bien qui finit bien dans nos histoires d’ #IdiotDuJour (ou presque), aucun passant n’a vu sa tête coupée et morcelée pour être ensuite placée dans une boîte de conserve. Il expliquera, une fois intercepté sans difficulté par les forces de l’ordre, qu’il avait son sabre pour… couper des pommes. Alors que Jacques voulait les manger. Je suis déjà sorti.

Tarzan a finalement été remis à un membre de sa famille et comparaîtra ultérieurement au commissariat. Pas d’Alzheimer, pas de sang, ni de kidnapping à Annemasse, seulement un petit #IvreVirgule, un simple, un vrai, qui m’entraîne au bout de la nuit, les démons de l’ennui, tu m’étonnes qu’avec des divagations pareilles je ponds plus de 400 mots alors que dans le chapô je prédisais que ce papier serait inutile…


Sur quels autres cassos’ de l’actu aurais-je pu gaspiller quelques signes pour y placer des bons mots et des allusions graveleuses ? Cela aurait pu être ce meurtrier qui explique au tribunal que c’est la voix de Sarkozy qui lui a demandé de tuer son amie, cet autre amoureux du slip prêt à nager dans les douves pour voir l’empereur du Japon… et puis, puisqu’il faut vraiment être graveleux car je ne l’ai pas été dans ce papier, citons ces cas un peu particuliers qui se masturbent en regardant des hôtesses ou encore ce jeune homme qui sort son sexe en érection devant une coiffeuse pour perdre sa virginité. Demain, ce sera mieux.

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.