#IdiotDuJour : elle fait des avances sexuelles à un manager de fast-food pour des McNuggets gratuits

« C’est tout ce que j’aime » clame le slogan français de McDonald’s. « I’m lovin’ it », en version anglaise. Les conducteurs passés le 11  janvier dernier au MacDrive de l’Olive Avenue de Burbank, près de Los Angeles en Californie, n’auraient jamais cru y saisir la portée phallique de ce motto…

Quand une personne inconnue vient ouvrir votre porte sans prévenir alors que vous êtes au volant de votre voiture c’est, dans 99,9% des cas, à un car-jacking que vous devez vous attendre. Le 0,01% restant s’est retrouvé tout entier dans cette banlieue de Los Angeles, en ce 11 janvier 2012.

Khadijah Baseer, 31 ans, n’a ni l’allure d’une voleuse d’automobiles ni la carrure d’un lanceur de javelot susceptible de balancer les conducteurs par-dessus bord en moins d’une seconde. C’est pourtant elle qui, sans crier gare, ouvre les portes des automobiles passant au MacDrive de ce quartier et, en lieu et place d’agresser qui que ce soit… tente de proposer ce que nous appellerons pudiquement des faveurs sexuelles. Oui, parfois, je me permets de laisser de côté l’aspect pervers de ma personnalité pour apporter un peu de pudeur, de douceur et de chamallows à ce monde plus acide au quotidien qu’un Tagada Pink.

Le pourquoi de cette prostitution amateur ? Un simple échange de spécialités de la maison : contre ses services buccaux, elle essaie de demander systématiquement des McNuggets aux clients. Une multi-récidiviste d’un genre bien particulier… et répétitive dans l’échec : ses tentatives d’approche ont en effet été empêchées par le manager du fast-food incriminé, d’où le « tente » du paragraphe précédent et l' »essaie » de celui-ci. (D’où, petite parenthèse, l’utilité de lire un article dans son intégralité avant de crier au loup !) Qu’à cela ne tienne : fort logiquement, elle effectue alors cette demande directement au manager. Malheureusement pour les esprits les plus coquins, je suis dans l’obligation de vous avouer qu’il a refusé cette avance d’un genre… « particulier ». C’est là que, dans un soupçon d’horreur NSFW, j’avance une explication à cette réponse négative : si elle demandait à manger d’abord les McNuggets avant d’accorder la petite faveur, je peux aisément comprendre qu’une friandise avec odeur poulet sur la partie sensible n’ai guère séduit le patron.

Pas de mystère : il semblerait, selon les premiers éléments de l’enquête menée par les forces de police, que cette histoire soit d’abord celle d’une miséreuse aux méthodes de survie… « particulières » (oui, je tiens à cette répétition). Reconnue par les employés du restaurant, Khadijah (NDLR : d’ailleurs, comment cela se fait-il que l’identité des personnes incriminées soit aussi facilement balancée dans ce genre d’histoires… De mon côté cela facilite légèrement l’écriture de ce papier FORT PASSIONNANT AU DEMEURANT, ceci étant je reste légèrement dubitatif) était selon leurs témoignages du genre à importuner tous les clients et ce depuis un bon moment. « Elle demande de l’argent à tout le monde et fait toujours du grabuge » explique une employée. Pas dit qu’elle puisse reprendre ses activités « particulières » (et de trois !) : elle est maintenant en prison et doit livrer une caution de 2 000 dollars pour en sortir. Soit, approximativement, le prix de 6 000 McNuggets : elle sera donc obèse en sortant de sa cellule…


Après cet article aussi rempli en classe qu’en graisse, jetons un coup d’oeil aux malheureux idiots, débiles et autres inconscients qui n’ont pas eu la chance de voir leur histoire dévoilée de fond en comble dans cette tribune : évoquons ce voleur qui s’enfuit d’un bar parce que les clients font semblant de l’ignorer, cette étourdie de vice-directrice de Chopard qui oublie une bague d’une valeur d’1,2 million de dollars dans les toilettes d’un hôtel, cet autre étourdi de policier britannique qui perd dans un train des documents confidentiels sur la sécurité des JO, ces publicités de Citroën et P’tit Suisse qui, pour l’une entraîne des épilepsies, pour l’autre n’est pas tournée en Suisse mais en Slovénie ou encore, contexte et pseudo-patriotisme oblige, ces spectateurs britanniques qui portent plainte car ils ignoraient que « The Artist » était un film muet. L’idiotie est décidément une caractéristique inépuisable…

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.