#IdiotDuJour : elle traite un policier de « pucelle » puis tape dans les parties d’un autre (OK elle est ivre)

Un petit coup dans le rétroviseur dans nos cinq mois d’#IdiotDuJour et je me rends compte que nous n’avons, contrairement aux apparences, pas eu affaire à tant d’imbéciles alcoolisés que ça. Cette habitante du Gers s’est gentiment chargée de corriger cette fausse impression…

A l’origine, une bouteille de pétillant. Seulement de pétillant. Mais Marcelle (« La Dépêche » qui lance l’information l’appelle Colette donc faisons comme elle, inventons un prénom pour préserver son anonymat) n’a visiblement pas su s’en contenter. La mère à s’occuper, Alzheimer l’achevant ; la fatigue, le blues. Et donc la bouteille de pétillant. Et la mère qui part en vadrouille.

Pas longtemps : les policiers la retrouvent rapidement, l’amènent à l’hôpital lui faire passer quelques examens et partent annoncer la nouvelle rassurante à sa fille, d’abord paniquée. Je précise bien d’abord car, curieusement, il y a fort à parier qu’elle est rapidement passée de la montée de stress à la bonne descente. Comment comprendre en effet d’une autre manière cette phrase d’introduction de sa part qu’on qualifiera gentiment de châtiée et dessinée par des années d’étude sociologique de la vulgarité inhérente du langage parlé ?

« Tu es laid, pucelle ! T’as jamais baisé ! Connard ! »

Je prierai immédiatement mes confrères secrétaires de rédaction et correcteurs d’excuser les faiblesses grammaticales de notre quinquagénaire, rapidement menottée après cet accueil en fanfare et contrôlée avec un taux d’alcoolémie de 3,14 grammes. Mais comme dans cette histoire tout va de mal en pi (oui bon, je ne pouvais pas passer à côté de celle-là, rhô), Marcelle a particulièrement la bougeotte malgré son état d’ébriété évident et profond. Elle tente d’enlever ses menottes dans le véhicule de police, fait feu de tout bois dans l’hôpital, tant et si bien que le personnel hospitalier l’entrave. Placée dans un fauteuil roulant pour passer à son tour une batterie d’examens (hors alcoolémie je présume), elle ne trouve rien de mieux à faire que de jeter une de ses jambes qui vient atterrir de manière fort opportune dans l’entre-jambes, non pas de brebis, mais bien de l’un des officiers qui avait déjà eu l’honneur de goûter à une virginité nouvelle quelques minutes plus tôt. Effectivement, elle était nouvelle mais surtout, elle le restera un petit moment désormais. Jeté à terre par la violence du choc, il pense un instant aux enfants qu’il aura un peu plus de mal à enfanter. Ou pas du tout en fait, je me permets un petit #InstantFantaisie de fin de semaine.

Marcelle finit sa soirée agitée en cellule de dégrisement et, trois mois plus tard, se retrouve devant la justice pour expliquer cet état un peu #foufou dans lequel elle était. Lui sont reprochés, sans surprise, « violence et outrage sur une personne dépositaire de l’autorité publique » : cinq mois d’emprisonnement assortis du sursis sont requis. Ce délai suffira-t-il pour changer dans les dictionnaires de France et de Navarre la définition du mot « pétillant » ?


Quels sont les malheureux garnements qui n’auront pas l’honneur d’être honorés dans ces colonnes ? Évoquons ainsi de manière expresse cette femme qui ne trouve rien de mieux que de mettre une moustache pour passer incognito chez ses voisins les dévaliser, ces voleurs d’un tableau de Magritte qui le rendent à son propriétaire parce qu’ils n’arrivent pas à le revendre, cet hurluberlu qui change un peu ce dernier procédé puisqu’il vend une Clio, la vole puis la revend par la suite et enfin cette Michaela Schumacher des losers qui renverse une cycliste puis confond l’accélérateur et le frein. Demain, naturellement, premier vote de l’#IdiotDeLaSemaine de 2012, tous les absent(e)s se feront renverser dans l’année par Michaela ! A demain.

PS : Ah oui. Suis trop fier de n’avoir placé ni Jeanne d’Arc ni Nadine Morano dans cet article. Et je rappelle que la double négation n’existe pas en anglais et que ce n’est pas plus mal ainsi, je trouve cette emphase fort peu euphonique. Voilà. JE M’ENGAGE.

Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.