[ALBUM] Toploader – « Only Human »

Après neuf ans de silence forcé, les britanniques de Toploader reviennent enchanter les amateurs de brit-pop avec un troisième album inspiré, « Only Human ».

Pour un groupe quelqu’il soit, recevoir la bénédiction de Coldplay et de Muse peut constituer un véritable boulet s’il cherche à leur ressembler. Adoubés par ces deux glorieux aînés, les quatre membres de [wikipop]Toploader[/wikipop] n’ont heureusement pas cherché à commettre un crime de lèse-copie. « Only Human », premier effort de cette formation recomposée presque au complet (quatre des cinq membres du line-up original), n’a ainsi pas grand chose à voir avec les autoroutes commerciales que sont devenues, pour certains, les dernières productions de ces stars de la pop.

Toploader n’est pourtant pas un néophyte en matière de succès commercial : son premier album daté de 1999, « Onka’s Big Moka », s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires et est resté six mois dans le top 5 des albums les plus vendus outre-manche. Leur réputation n’a pourtant pas emprunté l’Eurotunnel, car leur popularité est étrangement restée quasi-nulle en France. « Only Human » constituera-t-il l’occasion de combler cette injustice ? En tout cas, il en a le potentiel…

Car cet opus contient à la fois suffisamment d’ingrédients et suffisamment de cohérence pour être à la fois simple et dense : de la puissante ouverture que constitue « Marrakech » à la sucrerie pianistique « Numb », le quatuor enchaîne les refrains efficaces et réussit son alliage entre brit-pop et alternative rock en évitant (presque) tous les poncifs commerciaux du genre. Quelques sonorités électroniques reviennent sur le premier single « Never Stop Wondering », histoire d’étonner quelque peu son auditoire. Personne n’a jamais demandé à Toploader d’être un groupe révolutionnaire, et ce n’est pas ce qu’ils semblent aspirer ni à être ni à devenir : ainsi, si « Only Human » ne surprend guère, il ne déçoit nullement. Human before all…

« Only Human », troisième album de Toploader, sera disponible à partir du 30 mai 2011 en import anglais, chez Underdogs Music. (14/20).

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Gwendal Perrin

Journaliste, social media manager et miauleur professionnel. Juke-box exigeant, esprit Bauhaus et tonalités mineures. Dérive saisonnière Eurovision. Contact : perrin.gwendal(a)gmail(p)com.